Die
Gazette Nr.8, November 1998:
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Rapporteur : Emmanuel GLIMET,
Conseiller référendaire à la Cour des Comptes
La mission qui nous a été confiée concerne toutes les négociations économiques multilatérales auxquelles la France est partie prenante.
Dans le cadre de cette mission, le Gouvernement a souhaité disposer en priorité d'un rapport intérimaire spécifiquement consacré à l'Accord Multilatéral sur l'Investissement (AMI). Cet accord vise à libéraliser les investissements (tous les investissements) et à mieux protéger les investisseurs. Les négociations ont commencé en avril 1995, à l'OCDE. Elles ont été suspendues en avril 1998 en raison des vives opposition suscitées par le projet dans sa forme actuelle.
Le rapport intérimaire présente le résultat des consultations auxquelles nous avons procédé (1). Il formule également des propositions sur l'avenir de la négociation et sur son organisation.
Quatre points doivent être plus particulièrement soulignés.
1)- La contestation présente des caractéristiques nouvelles :
D'une part, les organisations représentatives de la société civile ont pris conscience des enjeux des négociations économiques internationales. Elles sont déterminées à y imprimer leur marque.
En outre, le développement de l'Internet bouleverse l'environnement des négociations. Il autorise la diffusion instantanée des textes en cours de discussion, dont la confidentialité devient de plus en plus théorique. Il permet, par delà les frontières nationales, le partage des connaissances et des expertises. Sur un sujet pourtant très technique, les représentants de la société civile nous sont apparus parfaitement informés, et leurs critiques bien argumentées sur le plan juridique.
2)- L'opposition porte sur l'architecture même de l'accord
L'accord est devenu un symbole. Il cristallise les revendications et frustrations de la société civile vis à vis de la mondialisation. Ceci pour une raison centrale : l'accord est perçu comme une menace grave pour la souveraineté des États. Il est important de comprendre pourquoi.
Tout accord international limite, par définition, la souveraineté des États signataires. Il édicte à leur égard des obligations qui entravent leur liberté d'agir. Mais, en matière économique, ces obligations ont toujours été, jusqu'ici, formulées en termes relatifs : les États s'engagent à ne pas discriminer, sur leur territoire, entre les produits, les investissements, voire les personnes, selon qu'ils sont nationaux ou étrangers. Sous cette réserve, les États conservent toute liberté de définir et mettre en oeuvre leurs politiques économiques et sociales. Ce principe a guidé toute la marche vers la libéralisation des échanges économiques et commerciaux depuis cinquante ans.
L'AMI va plus loin. Pour la première fois, dans un accord multilatéral à vocation universelle (2), il met, à la charge des États, des obligations absolues :
Pour tous les opposants à l'accord, cette objection est fondamentale. Il faut la traiter et y répondre car toutes les autres en découlent.
3)- L'organisation de la négociation par l'OCDE a été inadaptée
L'OCDE n'a pas été créée pour servir d'enceinte à la négociation de grands accords économiques internationaux. Son expérience, en ce domaine, est limitée aux accords - très techniques - sur les crédits à l'exportation et la construction navale, à différents codes sans force obligatoire, enfin, plus récemment, à la convention internationale contre la corruption. Ses procédures sont construites pour favoriser la concertation et l'échange de vue informel, pas pour formaliser des engagements contraignants ou opérer les choix stratégiques qui marquent l'évolution d'une négociation.
Dans le cas de l'AMI, cette méthode n'a pas permis aux gouvernements d'exercer leur responsabilité politique sur des sujets pourtant essentiels. La totalité des travaux s'est déroulée au sein du groupe de négociation, lui-même démembré en plusieurs sous-groupes techniques. Les communiqués soumis à l'approbation des Ministres se limitent, s'agissant de l'AMI, à la répétition annuelle des mêmes généralités. A aucun moment, les questions évoquées plus haut n'ont été portées par le Secrétariat à l'attention des Ministres, encore moins fait l'objet de débats.
Pourtant, outre les points déjà signalés, l'accord incorpore également des novations fondamentales dans la méthode de libéralisation mise en œuvre. Ainsi, l'AMI ne fonctionne pas, comme les accords conclus dans le cadre du GATT ou de l'OMC, sur le principe des listes positives ou " offres " mais sur le principe des réserves (méthode dite " Top-Down ") : l'ensemble des secteurs économiques sont libéralisés sauf les exceptions figurant dans la liste déposée par chaque État. En outre, l'AMI comporte une disposition dénommée " effet de cliquet ", qui permet de consolider automatiquement toute mesure de libéralisation, c'est-à-dire de la rendre irréversible. Sur ces deux points, aucun choix politique clair n'a été soumis au jugement des Ministres : l'effet de cliquet n'est jamais mentionné dans les communiqués ministériels, non plus que le règlement des différends investisseur-Etat. Quant à l'approche " top-down ", elle n'est évoquée que dans un rapport technique annexé à la déclaration ministérielle de 1995.
C'est une grande erreur d'avoir traité la négociation AMI comme une opération purement technique. Beaucoup des difficultés rencontrées par la suite en découlent : le sentiment, largement répandu, d'une négociation secrète, voire clandestine ; l'incapacité de l'organisation à détecter à l'avance les difficultés et à y remédier ; la surprise éprouvée, dans plusieurs pays, devant l'ampleur des oppositions.
A contrario, le traitement réservé par l'OCDE aux organisations syndicales démontre les avantages d'une concertation poussée et formalisée. Depuis toujours, les organisations syndicales sont étroitement associées aux travaux de l'OCDE par l'intermédiaire d'une instance spécialisée, le TUAC. Ce n'est donc pas un hasard si, en France, comme dans d'autres pays, - et malgré une certaine diversité d'opinions - les syndicats qui siègent au TUAC sont globalement moins hostiles à l'AMI que d'autres organisations représentatives de la société civile.
4)- Le résultat des consultations fait apparaître une certaine diversité d'opinions, mais le soutien à l'AMI dans sa forme actuelle est limité et, quand il existe, conditionnel.
Il faut le souligner, nous n'avons pas rencontré d'hostilité de principe à l'investissement étranger. L'intérêt de l'investissement étranger pour l'économie française, notamment en terme d'effets sur l'emploi, a été évoqué par de nombreux intervenants. Le mot de " délocalisation " n'a été (à une exception près) jamais prononcé. L'objectif général de règles internationales s'appliquant à l'investissement étranger n'est contesté par personne. Le principe de non discrimination paraît assez généralement (mais non unanimement) accepté.
Moins que le principe d'un accord, c'est l'architecture et les modalités de l'actuel projet d'AMI qui font l'objet d'appréciations diverses :
Cette attitude a aussi été constatée auprès des très grandes entreprises pour lesquelles la sécurité juridique des investissements à l'étranger est essentielle, en raison de la nature de leur activité (concessions de service public, exploitation pétrolière, implantations industrielles).
En outre, pour les entreprises comme pour les organisations patronales, cette appréciation positive est nuancée par l'appréciation du champ géographique de l'accord : au-delà des principes, les représentants des entreprises françaises estiment que l'AMI ne présenterait un intérêt véritable que si les pays émergents en devenaient signataires.
Au sein de l'Union Européenne, cette question est au centre du débat sur la subsidiarité. Mais elle se pose également à un niveau plus large. S'agissant de l'investissement international, on doit se demander si l'on peut atteindre les objectifs de libéralisation par un accord plus simple et moins attentatoire à la souveraineté des États, car fondé sur les seuls principes de libre accès et de non discrimination.
A notre sens, la réponse est positive. Mais la démarche est exigeante. Elle exclut à la fois la continuité pure et simple, ou un aménagement limité du texte actuel. La négociation devrait repartir - si cela est possible - mais sur de nouvelles bases pour aboutir à un accord différent.
Ce serait la tendance naturelle du Secrétariat de l'OCDE et de certaines délégations.
Il est clair que l'opinion publique française ne l'accepterait pas. D'une part, il serait impossible d'obtenir dans ces conditions le rééquilibrage des concessions que demandent les entreprises, et, d'autre part la contestation des opposants serait toujours aussi vive. Poursuivre la négociation actuelle ne semble donc ni possible, ni souhaitable.
2)- Amender le texte actuel sans changer son architecture
a) Des améliorations sont certes indispensables sur les clauses sociales et environnementales et sur la culture :
Dans le désordre actuel de la mondialisation, il y a un intérêt de tous les pays à l'établissement de règles stables et équitables. Un accord peut offrir l'occasion de franchir une étape dans la voie d'une meilleure régulation de l'économie mondiale en stabilisant les régimes d'investissements et en réalisant des progrès sur les normes sociales et environnementales.
A l'inverse, un échec pourrait fragiliser la coopération internationale à un moment où la liberté des mouvements de capitaux est contestée et remise en cause. Tant vis à vis de l'opinion que dans les réglementations, il faut éviter la confusion entre les flux financiers à caractère spéculatif et l'investissement direct, beaucoup plus stable. Un accord permettrait de consacrer cette distinction.
En outre, un accord est dans l'intérêt de la France et de nos entreprises :
L'objectif est de mettre en place un cadre international non-discriminatoire pour l'investissement international sans remettre en cause la souveraineté des États. Ce nouvel accord serait centré sur les deux principes traditionnels du traitement national et de la non-discrimination.
Le traitement national impose à chaque pays de ne pas discriminer, sur son territoire, entre les acteurs économiques nationaux et étrangers. Dans ce cadre, l'État reste libre de définir et mettre en œuvre dans tous les domaines, des politiques publiques de son choix.
La non discrimination oblige à accorder un traitement identique à tous les acteurs économiques étrangers, quelle que soit leur nationalité. Le principe s'exprime, dans les traités, à travers la clause de la nation la plus favorisée.
Les deux principes souffrent naturellement des exceptions. Les ensembles régionaux - telle l'Union Européenne - se constituent sur la base d'un traitement préférentiel entre pays membres, et constituent donc une exception au principe de non discrimination. Les politiques culturelles mises en place en France et dans l'Union Européenne dérogent, par ailleurs, au principe du traitement national.
Techniquement, un nouvel accord peut être conclu si la volonté politique existe, en supprimant toutes les dispositions qui limitent la souveraineté des États et imposent des obligations " absolues " à ceux-ci, au-delà de la seule interdiction de non-discrimination.
Quelle que soit l'enceinte de la prochaine négociation, il faudrait donc respecter au moins les sept conditions suivantes(5)( :
On peut envisager deux approches pour organiser la négociation d'un nouvel accord.
a) Tenter une nouvelle démarche à l'OCDE. Cette solution impliquerait évidemment de réorienter fondamentalement la négociation AMI.
Dans ce cadre on pourrait conserver l'approche " top-down ". Ceci permet techniquement de partir du texte actuel et de procéder par soustraction des passages les plus litigieux.
Si cette solution était choisie, il faudrait indiquer très rapidement à nos partenaires que, sans remettre en cause l'utilité de règles internationales pour l'investissement, la France souhaite explorer la possibilité d'une réorientation fondamentale de la négociation. Mais, faute de cette réorientation, elle se retirerait des négociations.
b) Demander l'ouverture d'une négociation à l'OMC.
Un accord sur l'investissement à l'OMC se heurte encore à certains obstacles :
1)- La sous-estimation des enjeux politiques contenus dans l'AMI jointe à des habitudes de secret ont abouti à laisser en dehors de la négociation la plupart des représentants de la société civile. Il en est résulté un double inconvénient : d'une part de vives protestations émanant de ceux qui se sentaient exclus, d'autre part, un décalage entre la négociation et l'état de l'opinion publique. Ce décalage est dû souvent au manque de diffusion des documents. Il est d'autant moins fondé que, comme on l'a dit, les notions de secret et de confidentialité sont devenues très relatives.
Dans l'avenir, et pour les négociations portant sur des textes sensibles, il sera sans doute indispensable d'organiser systématiquement des consultations :
3)- Sur la procédure les règles ont été respectées. Il y eut des réunions et des échanges de notes. Mais l'AMI est un dossier technique et politique complexe. Certains problèmes politiques n'ont pu être diagnostiqués qu'en fin de négociation. Celle-ci semble donc avoir souffert d'un manque de pilotage politique.
4)- L'équipe interministérielle chargée de cette négociation fort lourde, composée sous la direction du Trésor, de la DREE et du ministère des Affaires Étrangères, est une équipe très compétente mais légère. Sur ce genre de dossier, il faudrait renforcer les moyens, ne serait ce que pour faire face aux équipes de négociateurs d'autres pays, souvent plus nombreux. En outre, si l'on souhaite procéder à des consultations, il faut un nombre de personnes suffisant.
5)- Les auditions auxquelles nous avons procédé ont montré l'importance des capacités d'analyse juridique des uns et des autres. Les ONG notamment ont su développer des analyses du texte AMI très approfondies, de même que, sur certains points, les syndicats. Les organisations professionnelles ne semblaient pas avoir toujours disposé des mêmes sources, ni des mêmes moyens.
Or l'AMI soulève de vrais problèmes juridiques sur les droits et obligations des investisseurs et des États. De même, l'utilisation de cet accord, en particulier du mécanisme de règlement des différends nécessiterait de réelles connaissances juridiques.
Il semble indispensable que notre pays, son Administration, ses organisations professionnelles et syndicales, les entreprises, fassent davantage appel à des juristes spécialisés si elles ne l'ont pas déjà fait.
Il semble également nécessaire que les universités forment davantage de juristes connaissant le droit économique international qui est encore très largement anglo-saxon.
6)- Les réunions de négociations proprement dites ne permettent pas toujours d'examiner les questions de fond, et encore moins de rapprocher les points de vue. Pour ce faire, des contacts bilatéraux sont indispensables avant les réunions de négociations. Or, nous n'avons pas toujours suffisamment développer au niveau politique les échanges de vues avec nos homologues des autres pays, même au sein de l'Union Européenne.
Alors que les arguments (par exemple sur " l'exception culturelle ", sur les normes sociales ou environnementales) sont forts et devraient trouver davantage de soutiens, la France n'a pas pu agréger autour d'elle tous les appuis potentiels qui existent chez nos partenaires, dans leurs Parlements, dans leurs syndicats, leurs associations et au Parlement Européen.
Il est important que des contacts et explications suffisants permettent une présentation offensive et ouverte de nos positions, d'autant plus que ces choix peuvent être mieux compris et convaincants s'ils sont clairement présentés.
Analyse statistique sur l'investissement international
M. Hubert VEDRINE, Ministre des Affaires étrangères
M. Dominique STRAUSS-KAHN, Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie
Mme Catherine TRAUTMANN, Ministre de la Culture et de la Communication
Mme Dominique VOYNET, Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
M. Jacques DONDOUX, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé du Commerce extérieur
PARLEMENTAIRES
M. Laurent FABIUS, Président de l'Assemblée Nationale
M. Henri NALLET, Président de la Délégation pour l'Union européenne de l'Assemblée Nationale
M. Jack RALITE, Sénateur de la Seine Saint-Denis, Groupe communiste
M. Jean-Claude LEFORT, Député du Val de Marne, Groupe communiste
M. Jean PONTIER, Député de l'Ardèche, Groupe Radical Citoyen Vert
Jack LANG, Président de la Commission des Affaires étrangères*
M. Yves COCHET, député du Val d'Oise, Groupe Radical Citoyen Vert*
ENTREPRISES ET FÉDÉRATIONS PROFESSIONNELLES
Fédérations professionnelles
CNPF
M. Guy de PANAFIEU, Président de la Commission internationale du CNPF
M. Conrad ECKENSCHWILLER, Délégué Général aux Affaires internationales
AFB (Association Française des Banques)
M. Patrice CAHART, Délégué Général
M. Claude BEAURAIN, Directeur des Affaires européennes et internationales
Fédération Française de l'Acier (FFA)
M. ROUFFIAC, Délégué Général
M. LACROIX, Direction de la Communication
Fédération des Industries Mécaniques (FIM)
Mme Martine CLÉMENT, Présidente
M. Jean-Pierre GONDRAN, Directeur Adjoint
Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA)
M. Patrick LEFAS, Directeur des Affaires européennes et internationales
Syndicat National de l'Industrie Pharmaceutique (SNIP)
M. LEMOINE, Directeur Général
Dr. PELIERE, Responsable des Échanges internationaux
UNICE (Union des Confédérations de l'Industrie et des employeurs d'Europe)
M. Dirk HUDIG, Secrétaire Général
Union des Industries Textiles (UIT)
M. Thierry NOBLOT, Délégué Général
M. Denis CHAIGNE, Vice-Président délégué de la Fédération Française des Industries Cotonnière (FFIC)
ENTREPRISES
Air Liquide
M. Gérard LEVY, Directeur Général
M. Thierry SUEUR, Directeur des Accord industriels et de la Coopération
Crédit Industriel et Commercial (CIC) - Paris
Jean-Luc HERRENSCHMIDT, Directeur des Affaires Internationales
Crédit Lyonnais
M. Pascal LAMY, Directeur Général
TOTAL
M. Thierry DESMAREST, Président Directeur Général
M. Alain MADEC, Directeur Général Stratégie-Finances
M. Pascal LOROT, Directeur des Études Économiques
M. Patrick de la CHEVARDIERE, Directeur Financement-Pétrole
VIVENDI
M. Thierry de BEAUCE, Délégué à l'International
M. Jean-Marie AOUST, Directeur de la Direction internationale
ORGANISATIONS SYNDICALES
CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail)
M. TROGRLICK, Secrétaire national
M. Denis JACQUOT, Secrétaire confédéral
CGT (Confédération Générale du Travail)
M. Louis VIANNET, Secrétaire Général
M. VERONESE, Secrétaire confédéral chargé des questions internationales
M. Jean-Christophe Le DUIGOU, Chargé des questions économiques
FO (Force Ouvrière)
M. Marc BLONDEL, Secrétaire Général
M. PE, Secrétaire Confédéral
ORGANISATIONS CULTURELLES
Association des Réalisateurs - Producteurs (A.R.P.)
M. Pascal ROGARD, Délégué Général
Bureau de Liaison des Organisations de Cinéma (BLOC)
M. René CLEITMAN, co-Président, Producteur
Mme Michelle SOULIGNAC, co-Présidente
Mme Clara MERIAUX-DELBARRE, Déléguée Générale de l'Union des Producteurs de Films (UPF)
M. Jean-Henri ROGER
M. GAUTRIN
EUROCINEMA
M. Yvon THIEC, Délégué Général
Fédération Européenne des Réalisateurs de l'Audiovisuel (FERA)
M. Joao CORREA, Secrétaire Général
Mme Cécile DESPRINGE, Juriste
Société des Auteurs - Compositeurs dramatiques (S.A.C.D.)
Olivier CARMET, Directeur Général
ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES
Les Amis de la Terre - France
M. MILLOT
Greenpeace France
M. REBELLE, Directeur Général
Observatoire de la Mondialisation
Mme Susann GEORGE, Présidente
Me ALBALA
François CHESNAIS, Professeur
M. Jean-Pierre PAGE
ORGANISATIONS EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES
Parlement Européen
Mme Luciana CASTELLINA, Présidente de la Commission des Relations économiques extérieures (REX) au Parlement européen, ancien Président de la Commission Culture au Parlement européen, Député européen GUE
M. Willy De CLERCQ, Président de la Commission juridique au Parlement européen, Député européen ELDR
M. Ben FAYOT, Président de la Commission du Règlement
M. Peter KITTELMANN, Vice-Président de la Commission REX, Député européen PPE
Mme Marie-Noëlle LIENEMANN, Députée européenne PSE
Mme Carole TONGUE, Députée européenne PSE
Commission Européenne
Sir Leon BRITTAN, Vice-Président de la Commission européenne et Commissaire chargé des Relations économiques extérieures
Joao DE DEUS PINHEIRO, Commissaire européen pour le Développement
M. Marcelino OREJA, Commissaire européen pour la Culture et l'Audiovisuel
M. Robert MADELIN, Directeur à la Direction Générale n°1, négociateur en chef de la Commission pour l'AMI
M. Philippe SOUBESTRE, Directeur Général du Service commun de l'aide au pays tiers (RELEX)
OCDE
M. Jean-Claude PAYE, ancien Secrétaire Général de l'OCDE
Mrs. Joanna R. SHELTON, Secrétaire Général Adjoint
Mme Enery QUINONES, Administrateur Principal à la Direction des Affaires fiscales et financières
OMC
M. Renato RUGGIERO, Directeur Général de l'OMC
ALLEMAGNE
M. SCHOMERUS, Secrétaire d'État au Ministère fédéral de l'Économie
AUTRICHE
M.SCHÜSSEL, Ministre des Affaires étrangères
M. STACHER, Directeur Général du département de coordination des politiques économiques et de l'intégration européenne auprès du Chancelier
Mme HAGEN, Conseillère du Chancelier pour les affaires économiques et commerciales
M. SCHEKULIN, Chef de la délégation autrichienne à l'OCDE, Président du groupe de travail de coordination de l'UE sur l'AMI
BELGIQUE
M. DI RUPO, Vice-Premier Ministre chargé de l'Économie
DIVERS
Institut d'Études Politiques
M. MESSERLIN, Professeur
Journalistes
Mme Catherine CHATIGNOUX, Les Échos
M. Philippe MANIERE, Le Point, Rédacteur en chef Économie
M. Stéphane MARCHAND, Le Figaro, Chef de la rubrique Macro-économie
M. Michel MULLER, L'Humanité
M. Pascal RICHÉ, Libération, Chef du service Économie
M. Erik IZRAELEWICZ, Le Monde, Rédacteur en chef de la
rubrique Reportages-Enquêtes
Analyse des flux globaux : Deux caractéristiques essentielles doivent être soulignées :
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| Flux sortants (Md $) : |
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| 1. États-Unis |
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| 2. Royaume-Uni
3. France 4. Japon 5. Allemagne 6. Pays-Bas 7. Suisse 8. Belgique-Luxembourg |
35 50 24 15 6 6 |
(15%) (21%) (10%) (6%) (3%) (3%) |
27 23 28 21 12 9 |
(8%) (7%) (9%) (7%) (4%) (3%) |
179 177 166 114 62 51 |
(10%) (10%) (9%) (6%) (4%) (3%) |
| Zone OCDE1 |
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| Zone non-OCDE |
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| TOTAL MONDE |
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| Flux entrants (Md $) : |
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| 1. Etats-Unis
2. Chine 3. Royaume-Uni 4. France 5. Belgique-Luxembourg 6. Espagne 7. Pays-Bas |
3 32 13 8 14 12 |
(1%) (16%) (7%) (4%) (7%) (6%) |
40 32 20 15 6 7 |
(12%) (10%) (6%) (4%) (2%) (2%) |
156 144 131 73 70 61 |
(10%) (9%) (8%) (4%) (4%) (4%) |
| Zone OCDE1 |
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| Zone non OCDE |
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| TOTAL MONDE |
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(1) Hors Hongrie, Pologne et République tchèque Source : direction du Trésor / OCDE
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| Pays
Flux en direction de (Md $) : |
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| Zone OCDE
(% total) |
81% |
68% |
81% |
78% |
66% |
| dont : |
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| - Union européenne |
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| - ALENA |
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| - Japon |
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| Zone non OCDE
(% total) |
19% |
32% |
19% |
22% |
34% |
| dont : |
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| - pays de l'Est et ex-URSS |
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| - Afrique |
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| - Amérique latine |
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| - Moyen-Orient |
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| - ASEAN |
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| TOTAL
(% PIB national) |
2.55% |
1.46% |
1.57% |
2.95% |
0.61% |
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| Pays
Flux en provenance de (Md $) : |
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| Zone OCDE
(% total) |
93% |
89% |
100% |
97% |
73% |
| dont : |
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| - Union européenne |
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| - ALENA |
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|
| - Japon |
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| Zone non OCDE
(% total) |
7% |
11% |
--- |
3% |
27% |
| TOTAL
(% PIB national) |
1.66% |
1.16% |
-0.0% |
2.26% |
0.07% |
Source : Direction du Trésor / OCDE
Analyse des encours par pays
Encours d'investissement direct a l'étranger - 1997 |
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| Pays
Stock détenu sur (Md $) : |
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| Zone OCDE
(% total) |
77% |
71% |
90% |
82% |
60% |
| dont : |
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| - Union européenne |
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| - ALENA |
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| - Japon |
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| Zone non OCDE
(% total) |
23% |
29% |
10% |
18% |
40% |
| dont : |
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|
| - pays de l'Est et ex-URSS |
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| - Afrique |
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| - Amérique latine |
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| - Moyen-Orient |
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| - ASEAN |
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|
| TOTAL |
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| Pays
Stock détenu par (Md $) : |
|
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| Zone OCDE
(% total) |
96% |
92% |
97% |
96% |
82% |
| dont : |
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| - Union européenne |
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|
| - ALENA |
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|
| - Japon |
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| Zone non OCDE
(% total) |
4% |
8% |
3% |
4% |
8% |
| TOTAL |
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Source : Direction du Trésor / OCDE

(2) Dans le cadre d'accords d'intégration régionale (UE, ALENA), les obligations sont naturellement plus poussées. C'est le cas aussi des accords bilatéraux de protection des investissements dont la portée est toutefois bien moindre.
(3) Le représentant de la FFSA estime que les intérêts offensifs de ce secteur ont été satisfaits par l'accord sur les services financiers de l'OMC de décembre 1997.
(4) La CGT ne siège pas au Comité consultatif des syndicats de l'OCDE.
(5) La question des législations extra-territoriales américaines, qui soulèvent de graves problèmes de politique étrangère, n'est pas traitée ici. Elle figure néanmoins dans les conditions posées par le gouvernement et devrait être résolue avant la signature d'un accord.
(6) Et, de la même façon, la révision de l'article sur la " protection contre les troubles ", dont la rédaction semble ouvrir droit à indemnisation des investisseurs étrangers en cas d'exercice du droit de grève ou de manifestation.
(7) Ceci s'est effectivement produit dans le cadre de l'ALENA.
© Ministère de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie, 10/98